
(photo Frédérick Pattou)
Le Département de l’Isère, plutôt bien doté avec ces châteaux d’eau naturels que sont les montagnes, n’en est pas pour autant à l’abri d’une raréfaction de la ressource qui pourrait affecter l’économie (l’industrie utilise 60% de l’eau, l’agriculture entre 13 et 15%) et la consommation d’eau potable. Le recul quasi généralisé des glaciers, l’enneigement désormais irrégulier, la hausse significative des températures, sont autant d’indicateurs (étudiés par le Centre National de Recherche Météorologique -CNRM) qui annoncent des changements à venir dans la répartition des ressources en eau du massif alpin.
Les années 2003, 2004, 2005, 2006 ont montré que les périodes de canicule pouvaient avoir des conséquences non négligeables dans certains secteurs du département et générer des conflits d’usages. Ces aléas climatiques persistants ont conduit le Département , à l’initiative de Christian Nucci -qui vient d'être fait chevalier dans l'ordre du Mérite agricole- à s’ engager en 2005 dans un Schéma directeur départemental d'irrigation (SDDI). Le Conseil général de l’Isère mobilise en moyenne 8M€ par an pour l’eau.
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