L’Union des Groupements pour le développement forestier en Isère, l’UGDFI, a tenu son assemblée générale dans l’enceinte même du salon européen du bois.
Jean-Marc Uhry, conseiller général, vice président en charge de l’environnement et du développement durable a rappelé à l’auditoire le rôle que joue la forêt, même en ville. « Le bois a des atouts considérables qu’il faut savoir exploiter et gérer. Nul ne doute aujourd’hui que le bois énergie sera un combustible privilégié des générations futures. Ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Cela signifie qu’il faut poursuivre vos travaux dans la restructuration de la filière, donner une impulsion plus forte à cette filière, la plate forme de St Michel-Les-Portes en est l’illustration parfaite…La forêt, l’activité bois entrent parfaitement dans le moule du développement durable. »
Jean Bernard, président de l’UGDFI est conscient que « la dimension environnementale et la nécessité de gestion durable sont de plus en plus d’actualité. Ce contexte est favorable à l’affirmation du rôle de la forêt et du bois dans toutes ses dimensions, économique, sociale et environnementale. »
Les attentes du marché et celles des collectivités vis à vis du bois mettent en lumière les rôles et les responsabilités des sylviculteurs. « Même si notre action s’inscrit dans la durée, nous constatons que les besoins vont en s’accélérant, d’une part, et en s’élargissant d’autre part ».
Pour ce, l’UGDFI à mis en place un certain nombre d’orientations et d’actions concrètes. » Présence aux salons du bois 2007 et 2008, rencontre entre groupements, participation à Créabois Isère, CRPF, SFPI, ONF, à la déclinaison du cahier des charges de la marque Bois d’Ici piloté par l’ADAYG ». Cette dynamique est quelque peu ternie « par ma préoccupation vis à vis de la dynamique d’extension de nos groupements. Nous sommes 1400 mais il est essentiel de renforcer cette représentation en tant que structure d’animation des propriétaires privés. Si la raison de la tiédeur dans l’évolution du nombre d’adhérents est liée à un déficit d’animation ou de proximité, ce déficit devra être comblé au plus vite! »
Jean Bernard a rappelé: « Notre union est la principale force représentative de la forêt privée sur le département mais elle rassemble un peu moins de 2% des propriétaires forestiers de l’Isère, ce qui souligne l’ampleur de la tâche qui nous attend, par exemple, pour faire face aux difficultés de mobilisation des bois liées au morcellement de la propriété ».
L’UGDFI : une activité bien chargée
En 2007, le bois énergie a constitué un axe fort de l’activité du groupement. On peut y ajouter sa participation à la réflexion en ce qui concerne la mise en place de plates formes locales : sur le plateau matheysin, à Vif… Action d’émergence de la filière bois bûche locale sur le pays Voironnais en partenariat avec l’ADAYG. L’UGDFI a également contribué à la définition du cahier des charges de la marque « bois d’Ici » déposé par l’ADAYG pour le bois énergie issu des forêts de l’ Y grenoblois.
Dans ce même cadre on peut citer la démarche bois des Alpes. Il s’agit d’une démarche conjointe d’acteurs de la filière bois pour mettre d’avantage de valeur ajoutée dans leurs produits, apporter une réponse locale aux attentes et besoins des clients du massif alpin. Une démarche qui va se poursuivre avec comme prochaine étape, la formalisation de la structure porteuse et la mobilisation de tous les acteurs sur le massif alpin.
Michel De Galbert, directeur du CRPF a insisté sur les atouts que représente la forêt en Isère. 250 000 hectares, 37% de la superficie départementale, 15% de la superficie régionale. Il a insisté sur les avantages qu’elle pourrait tirer de son développement liée à son activité. Ils sont considérables mais impliquent des investissements à travers la mise en place de plans d’approvisionnements territoriaux, plans de massifs, de la modernisation ou de la construction d’ infrastructures routières, du développement des plates formes de stockage et également le doublement des surfaces certifiées.
A ce propos, Michel Cochet, vice président du PEFC Rhône-Alpes a indiqué que, sur notre département, seulement 3% de nos bois ont la certification PEFC. « En France seuls 4,4 millions d’hectares sont certifiés. C’est trop peu et nul ne comprend cette fragilité d’autant plus que les entreprises, le négoce, ont passé la vitesse supérieure à ce niveau et vont, à très court terme, travailler qu’avec du bois certifié. »
Un débat s’est instauré avec la salle sur cette question. Le mot de la fin revenant au Président Jean Bernard: » L’aspect administratif de cette démarche est trop lourd, nous sommes conscients que l’adhésion à la certification est trop restreinte, nous nous donnons comme challenge, au sein de l’UGDFI de développer de façon très nette le nombre de surfaces certifiées ».
Le CRPF présent au salon europeen du bois, un des partenaires priviliégés de l’UGDFI.
René Guineret ingénieur au CRPF a pour sa part indiqué présenté les avantages et les inconvénients de la création d’une association syndicale de gestion forestière, ASGF. »Cette structure parallèle permettrait de faire évoluer certains groupements » dit-il en conclusion.
Dense assemblée générale et comme on l’a vu il y a du pain sur la planche!
Gilbert,reproduction fidèle de cette A.G. Bien
amicalement, Daniel.
Je pense que la pratique de ce site permettra de voir arriver les propriétaires forestiers privés non encore adhérents à nos Groupements